Nous avons aimé

Nos impressions à partager avec vous, chers(ères) lecteur(trices).

MELODIE DE VIENNE
MELODIE DE VIENNE
Lothar Ernst
13.00 € Disponible sous 3 à 8 j.
Notre avis :

Il s'agit d'un roman d'Ernst Lothar (1890-1974), écrivain autrichien. Juif, il émigra aux États-Unis en 1938 et publia ce livre en 1944. Il a été traduit (excellement) et publié récemment par les Éditions Liana Levi. "Mélodie de Vienne" : ce titre m'a d'abord paru un peu aguicheur du genre de la célèbre chanson "Vienne, ville de mes rêves". En fait, il s'agit d'autre chose. L'ouvrage concerne une dynastie de fabricants de pianos viennois, les Ait. Comparés à des pianos concurrents, les leurs, au dire du monde musical, avaient un timbre particulier, qu'on appelait "la méliode de Vienne". Mais, mélodie, en autrichien, c'est lied. Et si l'on songe aux lieder de Schubert, de Malher, de Wolf notamment, on a en mémoire leurs accents séduisants, dramatiques, tragiques.

Or, dans ce livre, ces accents sont sans cesse présents, car la famille Ait, fleuron de la bourgeoisie Viennoise, est confrontée aux soubresauts de l'histoire, pour l'essentiel de 1888, agonie de l'Empire austro-hongrois, à l'Anschluss de 1938. 

La finesse psychologique avec laquelle sont dépeints les protagonistes me paraît égaler celle de Stefan Zweig. Certes le roman est bien agencé ; trop bien ficelé, diront certains. Ainsi, l'auteur de faire apparaître un certain Adolf Hitler, candidat recalé à l'Académie de peinture de Vienne, dont le jury comprenait des peintres juifs. Mais l'Histoire montre que ledit Hitler saura s'en souvenir...

Et puis, certaines phrases ont un écho curieux en 2020. Exemple : "Les Américains se trompent en croyant que l'Europe est un continent qui n'a plus de rôle à jouer." (p.556)

Un chef-d'oeuvre ? Je ne suis pas qualifié pour le dire. Mais pour moi un roman inoubliable. - Jean-André Tournerie. 

Notre avis :

Il s'agit d'un roman d'Ernst Lothar (1890-1974), écrivain autrichien. Juif, il émigra aux États-Unis en 1938 et publia ce livre en 1944. Il a été traduit (excellement) et publié récemment par les Éditions Liana Levi. "Mélodie de Vienne" : ce titre m'a d'abord paru un peu aguicheur du genre de la célèbre chanson "Vienne, ville de mes rêves". En fait, il s'agit d'autre chose. L'ouvrage concerne une dynastie de fabricants de pianos viennois, les Ait. Comparés à des pianos concurrents, les leurs, au dire du monde musical, avaient un timbre particulier, qu'on appelait "la méliode de Vienne". Mais, mélodie, en autrichien, c'est lied. Et si l'on songe aux lieder de Schubert, de Malher, de Wolf notamment, on a en mémoire leurs accents séduisants, dramatiques, tragiques.

Or, dans ce livre, ces accents sont sans cesse présents, car la famille Ait, fleuron de la bourgeoisie Viennoise, est confrontée aux soubresauts de l'histoire, pour l'essentiel de 1888, agonie de l'Empire austro-hongrois, à l'Anschluss de 1938. 

La finesse psychologique avec laquelle sont dépeints les protagonistes me paraît égaler celle de Stefan Zweig. Certes le roman est bien agencé ; trop bien ficelé, diront certains. Ainsi, l'auteur de faire apparaître un certain Adolf Hitler, candidat recalé à l'Académie de peinture de Vienne, dont le jury comprenait des peintres juifs. Mais l'Histoire montre que ledit Hitler saura s'en souvenir...

Et puis, certaines phrases ont un écho curieux en 2020. Exemple : "Les Américains se trompent en croyant que l'Europe est un continent qui n'a plus de rôle à jouer." (p.556)

Un chef-d'oeuvre ? Je ne suis pas qualifié pour le dire. Mais pour moi un roman inoubliable. - Jean-André Tournerie. 

ET TOUJOURS EN ETE
ET TOUJOURS EN ETE
WOLKENSTEIN JULIE
18.00 € En stock
Notre avis :

En ce temps de confinement, quoi de plus cocasse que de partir visiter sa maison de famille...

Virtuellement puisque c'est à partie d'"escape game" que nous invite Julie Wolkenstein.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu vidéo en ligne vous pénétrez dans une maison, vous pouvez accéder aux différentes pièces, à l'aide d'indices que vous collectionnez au fur et à mesure de vos pérégrinations. Ils vous permettent de progresser dans votre exploration et finissent par vous raconter une histoire.

Ici celle d'une famille qui se retrouve été après été dans cette grande maison normande du bord de mer, riche de souvenirs, de secrets, de petits bonheurs et de vrais chagrins.

Un roman ludique et original, mélancolique et tendre comme un soir de fin d'été. - Lucie 

Notre avis :

En ce temps de confinement, quoi de plus cocasse que de partir visiter sa maison de famille...

Virtuellement puisque c'est à partie d'"escape game" que nous invite Julie Wolkenstein.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu vidéo en ligne vous pénétrez dans une maison, vous pouvez accéder aux différentes pièces, à l'aide d'indices que vous collectionnez au fur et à mesure de vos pérégrinations. Ils vous permettent de progresser dans votre exploration et finissent par vous raconter une histoire.

Ici celle d'une famille qui se retrouve été après été dans cette grande maison normande du bord de mer, riche de souvenirs, de secrets, de petits bonheurs et de vrais chagrins.

Un roman ludique et original, mélancolique et tendre comme un soir de fin d'été. - Lucie 

MARIE, DE SON ENFANCE JUIVE A LA FONDATION DU CHRISTIANISME
MARIE, DE SON ENFANCE JUIVE A LA FONDATI...
JAMES TABOR
22.90 € En stock
Notre avis :

James D. tabor enseigne la judaïsme ancien et les débuts du christianisme à l'université de Caroline du Nord, à Charlotte. Il est l'auteur de "La véritable histoire de Jésus. Une enquête historique et scientifique sur l'homme et sa lignée". (Robert Laffont, 2014).

Son dernier ouvrage n'est pas un nouveau livre de spiritualité mariale. Ici, loin de s'attacher à la Vierge Marie - telle que définie théologiquement, telle que vénérée au fil de l'histoire, telle que représentée dans l'art religieux - l'auteur cherche plutôt à reconstituer le portrait d'une femme juive remarque, mère de plusieurs enfants dont Jésus. Tel est son objet d'étude. 

Il mène ce travail depuis 20 ans à partir des textes du Nouveau Testament, des manuscrits anciens disponibles mais aussi et surtout à partir des traces archéologiques qu'il a pu exploiter lors de ses nombreux séjours en Terre Sainte, ainsi sur le mont Sion, à Jérusalem. 

Depuis Hérode le Grand (37 à 4 avant J-C) jusqu'à la destruction du temple de Jérusalem et la chute de la forteresse de Massada (70 et 73 avant J-C), la légitimité du pouvoir installé par les romains est contestée, parfois violemment. Dans ce contexte historique tumultueux, au nom de son ascendance royale (David) et sacerdotale (Aaron), Marie joue un rôle majeur auprès de Jésus dans un premier temps, et aux côtés de Jacques, dans l'église primitive de Jérusalem, dans un second temps.

Pour l'auteur, la "Mère de Dieu" l'a emporé progressivement sur la femme et la mère tout court. La philosophie plationicienne et l'influence des religions gréco-romaines expliquent en partie ce hiatus, cette rupture avec les racines juives, où Paul et Pierre allaient l'emporter sur Marie et Jacques.

Une enquête historique passionnantes qui dresse les contours possibles d'une Marie inconnue. - Lionel Paul

Notre avis :

James D. tabor enseigne la judaïsme ancien et les débuts du christianisme à l'université de Caroline du Nord, à Charlotte. Il est l'auteur de "La véritable histoire de Jésus. Une enquête historique et scientifique sur l'homme et sa lignée". (Robert Laffont, 2014).

Son dernier ouvrage n'est pas un nouveau livre de spiritualité mariale. Ici, loin de s'attacher à la Vierge Marie - telle que définie théologiquement, telle que vénérée au fil de l'histoire, telle que représentée dans l'art religieux - l'auteur cherche plutôt à reconstituer le portrait d'une femme juive remarque, mère de plusieurs enfants dont Jésus. Tel est son objet d'étude. 

Il mène ce travail depuis 20 ans à partir des textes du Nouveau Testament, des manuscrits anciens disponibles mais aussi et surtout à partir des traces archéologiques qu'il a pu exploiter lors de ses nombreux séjours en Terre Sainte, ainsi sur le mont Sion, à Jérusalem. 

Depuis Hérode le Grand (37 à 4 avant J-C) jusqu'à la destruction du temple de Jérusalem et la chute de la forteresse de Massada (70 et 73 avant J-C), la légitimité du pouvoir installé par les romains est contestée, parfois violemment. Dans ce contexte historique tumultueux, au nom de son ascendance royale (David) et sacerdotale (Aaron), Marie joue un rôle majeur auprès de Jésus dans un premier temps, et aux côtés de Jacques, dans l'église primitive de Jérusalem, dans un second temps.

Pour l'auteur, la "Mère de Dieu" l'a emporé progressivement sur la femme et la mère tout court. La philosophie plationicienne et l'influence des religions gréco-romaines expliquent en partie ce hiatus, cette rupture avec les racines juives, où Paul et Pierre allaient l'emporter sur Marie et Jacques.

Une enquête historique passionnantes qui dresse les contours possibles d'une Marie inconnue. - Lionel Paul

WANTED LOUISE
WANTED LOUISE
MULLER-COLARD, MARION
18.00 € Disponible sous 3 à 8 j.
Notre avis :

Marion Muller Colard est un auteur que nous apprécions particulièrement à la librairie. Elle tisse avec bonheur expérience humaine, questions existentielles et spirituelles, goût des mots et de l'écriture.

Elle poursuit dans ce nouveau roman son exploration de l'amour maternel. Après l'histoire de Sylvia et du deuil de son fils lourdement handicapé, raconté dans "Le Jour où la Durance", c'est celle de Chris que nous narre Marion Muller Colard. Comment conjuguer être femme, écrivaine, être libre, être mère... écrire son histoire, écrire celle des autres ?

Ludmila vient frapper à la porte de Chris en ce matin de Noël. En lui offrant son histoire, celle de la perte douloureuse de sa mère, la vieille femme l'aidera à retrouver sa propre histoire, celle d'une mère et du lien tissé avec Louise, sa fille, disparue dans laisser d'adresse, laissant derrière elle ses deux enfants et leur père. Elle le sait, c'est en restaurant les liens qui les unissent que leur vie sera renouvelée.

Marion Muller Colard écrit avec sincérité et sensibilité la complexité des liens humains dans toute leur profondeur. - Lucie. 

Notre avis :

Marion Muller Colard est un auteur que nous apprécions particulièrement à la librairie. Elle tisse avec bonheur expérience humaine, questions existentielles et spirituelles, goût des mots et de l'écriture.

Elle poursuit dans ce nouveau roman son exploration de l'amour maternel. Après l'histoire de Sylvia et du deuil de son fils lourdement handicapé, raconté dans "Le Jour où la Durance", c'est celle de Chris que nous narre Marion Muller Colard. Comment conjuguer être femme, écrivaine, être libre, être mère... écrire son histoire, écrire celle des autres ?

Ludmila vient frapper à la porte de Chris en ce matin de Noël. En lui offrant son histoire, celle de la perte douloureuse de sa mère, la vieille femme l'aidera à retrouver sa propre histoire, celle d'une mère et du lien tissé avec Louise, sa fille, disparue dans laisser d'adresse, laissant derrière elle ses deux enfants et leur père. Elle le sait, c'est en restaurant les liens qui les unissent que leur vie sera renouvelée.

Marion Muller Colard écrit avec sincérité et sensibilité la complexité des liens humains dans toute leur profondeur. - Lucie. 

LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D'AMOUR
LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D'AMOUR
SEPULVEDA, LUIS
5.90 € En stock
Notre avis :

Un ami lecteur de la librairie Siloë nous partage son coup de coeur : 

C'était dans les années 90 et j'ai eu la chance de rencontrer Luis Sepùlveda, écrivain chilien, dans une librairie nantaise. Quand il a dédicacé mon livre nous avons échangé un instant en espagnol. Homme simple, chaleureux, son souvenir est resté gravé dans ma mémoire.

J'ai lu ce livre avec délectation : "El viejo que leia novelas de amor", "le vieux qui lisait des romans d'amour". C'est son 1er ouvrage publié en France, un petit livre mais un grand roman, bouleversant ! Vous le tenez précieusement au creux de votre main, vous ne le lâchez pas et une fois terminé vous le rangez de façon indélébile dans un coin de votre coeur. Je l'ai prêté, offert, conseillé... avec à chaque fois le même enchantement pour le lecteur. En VO c'est encore mieux et d'un niveau abordable. La langue chante !

Luis Sepùlveda, comme son héro Antonio Bolivar Proano, a connu le peuple shuar lors d'une mission pour l'UNESCO dans la fôret amazonienne. Avec les shuars, il a appris à respecter la forêt et ses lois. Car derrière l'histoire palpitante, au travers de cette ode à la nature, il y a l'engagement prémonitoire de l'homme pour l'écologie ; les shuars connaissent et respectent la forêt, les colons gringos la détruisent pour en profiter de façon éhontée et ça continue !

La héro Antonio José Bolivar découvre aussi qu'il sait lire et se prend de passion pour les romans d'amour. Quelle délectation à comprendre les histoires, à "déguster" les mots. "Le vieux qui lisait des mots d'amour" est une ode à la liberté, à l'amour et une ode à la littérature.

L'engagement a été le maître mot de la vie Sepùlveda. Il a combattu au côté d'Allende, il a connu la prison sous Pinochet. Il a baroudé, résisté à d'autres dictatures et sillonée l'Europe. Installé dans les Asturies, en Espagne, il portait un regard avisé sur le monde et suivait l'évolution de son continent sud-américain qu'il affectionnait tant. Il est heureux d'avoir retrouvé la nationalité chilienne au retour de la démocratie.

Il aimait aller à la rencontre de l'autre notamment lors des festivals comme aux "Étonnants voyageurs de Saint-Malo", où il était souvent invité. Des amis m'ont offert un exemplaire dédicacé d'un autre de ses ouvrages : "Le monde du bout du monde" : le monde qu'il bient de rejoindre emporté par ce foutu coronavirus à 71 ans. Il avait tant à dire, tant à écrire encore ! Heureusement on ne pourra nous ôter le bonheur de lire ses oeuvres ! - René Sorin, membre de l'Association des amis lecteurs de la revues - La Vie - Loire-Atlantique

Notre avis :

Un ami lecteur de la librairie Siloë nous partage son coup de coeur : 

C'était dans les années 90 et j'ai eu la chance de rencontrer Luis Sepùlveda, écrivain chilien, dans une librairie nantaise. Quand il a dédicacé mon livre nous avons échangé un instant en espagnol. Homme simple, chaleureux, son souvenir est resté gravé dans ma mémoire.

J'ai lu ce livre avec délectation : "El viejo que leia novelas de amor", "le vieux qui lisait des romans d'amour". C'est son 1er ouvrage publié en France, un petit livre mais un grand roman, bouleversant ! Vous le tenez précieusement au creux de votre main, vous ne le lâchez pas et une fois terminé vous le rangez de façon indélébile dans un coin de votre coeur. Je l'ai prêté, offert, conseillé... avec à chaque fois le même enchantement pour le lecteur. En VO c'est encore mieux et d'un niveau abordable. La langue chante !

Luis Sepùlveda, comme son héro Antonio Bolivar Proano, a connu le peuple shuar lors d'une mission pour l'UNESCO dans la fôret amazonienne. Avec les shuars, il a appris à respecter la forêt et ses lois. Car derrière l'histoire palpitante, au travers de cette ode à la nature, il y a l'engagement prémonitoire de l'homme pour l'écologie ; les shuars connaissent et respectent la forêt, les colons gringos la détruisent pour en profiter de façon éhontée et ça continue !

La héro Antonio José Bolivar découvre aussi qu'il sait lire et se prend de passion pour les romans d'amour. Quelle délectation à comprendre les histoires, à "déguster" les mots. "Le vieux qui lisait des mots d'amour" est une ode à la liberté, à l'amour et une ode à la littérature.

L'engagement a été le maître mot de la vie Sepùlveda. Il a combattu au côté d'Allende, il a connu la prison sous Pinochet. Il a baroudé, résisté à d'autres dictatures et sillonée l'Europe. Installé dans les Asturies, en Espagne, il portait un regard avisé sur le monde et suivait l'évolution de son continent sud-américain qu'il affectionnait tant. Il est heureux d'avoir retrouvé la nationalité chilienne au retour de la démocratie.

Il aimait aller à la rencontre de l'autre notamment lors des festivals comme aux "Étonnants voyageurs de Saint-Malo", où il était souvent invité. Des amis m'ont offert un exemplaire dédicacé d'un autre de ses ouvrages : "Le monde du bout du monde" : le monde qu'il bient de rejoindre emporté par ce foutu coronavirus à 71 ans. Il avait tant à dire, tant à écrire encore ! Heureusement on ne pourra nous ôter le bonheur de lire ses oeuvres ! - René Sorin, membre de l'Association des amis lecteurs de la revues - La Vie - Loire-Atlantique